mercredi 29 octobre 2014

Index des noms cités dans " Fournaises " de Marcel Delus (14e BCA)




" Fournaises " de Marcel DELUS



     Marcel DELUS - et non Delers comme je l'ai vu parfois écrit -, est l'auteur de " Fournaises ", paru chez Marcel Gilly, à Paris, en 1920. C'est l'un des très rares ouvrages écrits sur le 14e BCA pendant la Grande guerre par l'un de ses officiers.
     Il est pratiquement introuvable en bibliothèque, ayant sans doute été tiré à peu d'exemplaires. 
     A ma connaissance, il en existe un à la Bibliothèque Municipale de Grenoble et un autre à la Bibliothèque de l'Institut de France à Paris.
      
     Cet ouvrage de 329 pages relate le parcours du lieutenant DELUS au sein du 14e bataillon de chasseurs alpins (2e compagnie), du 9 octobre 1915 au 25 septembre 1916.


TABLE DES MATIERES


     Première partie : Dans les Vosges. Sous la bourrasque.
     I. Les jets de feu ( 9.10.1915 - 20.10.1915) pp.7-45
     II. En attendant l'hiver (21.10.1915 - 14.11.1915) pp.47-77
     III. Sous la bourrasque (11.12.1915 - 27.2.1916) pp. 79-129

     Deuxième partie : Dans la Somme. Sous les balles
     IV. La relève (8.7.1916 - 11.7.1916) pp. 133-198
     V. La Ferme Rouge (12.7.1916 - 24.7.1916) pp. 199-308
     VI. La dernière attaque (24.9.1916 - 25.9.1916) pp. 309-329
    
   
  INDEX DES NOMS CITES

-              Aiglon (Ordonnance du capitaine de la 2e compagnie) 271: Frédéric Henri Ayglon (° 21.01.1890 à Tulette - Drôme -. Matricule 612, classe 1910, au recrutement de Montélimar. Blessé (1914 et 1916). Gazé (1918). Cité à l'Ordre du Bataillon le 11.06.1915 (Croix de guerre avec étoile de bronze). Médaille militaire (1925).
-              Andrevon 301 : Plus de 400 porteurs de ce nom sur le site du Grand Mémorial ! 
-              Anselme : voir Enselme
-              Auquier (Le petit ; agent de liaison de Delus) 28, 31, 33. : César Clair Auquier (° 27.02.1891 à La Tour d'Aigues - Vaucluse -). Matricule 1392, classe 1910 en Avignon. Cité à l'Ordre du bataillon (06.09.1915 et 18.11.1915. Cité à l'Ordre du Corps d'Armée (13.08.1916) 1ère classe, Médaille Coloniale avec agrafe Maroc. Croix de Guerre avec 2 étoiles bronze et une palme, une vermeil Médaille Militaire (1917). Médaille " Ouissan Alaouite " (1919).
-              Bandin 32 : Tué le 12.10.1915 ? Voir Blandin
-              Baratin (Agent de liaison de la 5e compagnie) 19 : Plus de 480 porteurs de ce nom sur le site du Grand Mémorial ! 
-              Barnoud (Lieutenant) 7, 10, 13, 14, 15, 23, 28, 36, 37, 39, 43, 44, 56, 59, 61, 62, 63, 65, 73,     79, 80, 90, 91, 93, 95, 96, 97, 104, 113, 114, 124, 126, 127, 137, 140, 141, 289, 295 : Louis Barnoud, sous-lieutenant, chevalier de la Légion d'Honneur.
-              Barros 295 : sans doute Jules Emile Barros, lieutenant, chevalier de la Légion d'Honneur
-              Bâtard  (lieutenant de la 1ère compagnie) 290
-              Bénévent  (Chasseur)248, 250, 257, 259 : Pierre Benevent (du 28e BCA) ?
-              Bertrand  125, 234 : Séverin Bertrand, tué le 30.01.1916 en Alsace.
-              Bestier 203, 204
-              Blanc (Caporal) 248, 250, 252, 257, 258, 259, 292 : Adrien Frédéric Blanc, tué le 30.01.1916 en Alsace.
-              Blandin 10, 20, 21, 31. Voir aussi à Bandin
-              Bloch (Lieutenant ; compagnie de mitrailleuses) 313, 314, 315, 317, 318 : Aimé Emile Bloch
-              Boissenand 10, 43 : Paul Félix Henri Boisseneaut (ou Boissenaud ou Boisseneault) ?
-              Bonnétat (Lieutenant de Corréard, de la 3e compagnie, ) 226, 233, 267, 295 : Octave Bonnetat (ou Bonetat), tué le 20.07.1916 à la Ferme Rouge (Somme)
-              Bouchier (Ordonnance ; de la classe 16) 136, 235, 236, 248, 250, 257, 259, 268 : Georges Bouchier, tué le 25.09.1916 devant Mont-Saint-Quentin (Somme).
-              Bournex (Sergent de Delus)  143, 157 : Jean Bourneix, tué le 25.09.1916 devant Mont-Saint-Quentin (Somme).
-              Camgrand (ou Kamgrand) 12, 21
-              Cartier 10, 11, 35, 36
-              Chabeyron (ou Chabreyron ; chasseur) 248, 250, 256 : Vincent Chabreyron ? médaille militaire, ou Marius Charveyron ?
-              Chevalier (Capitaine) 295 : Félix Justin Jacques Chevallier, tué le 20.07.1916 à Ferme Rouge (Somme).
-              Chuillet (Lieutenant dans la 3e compagnie, celle de Corréard) 155, 159, 226, 233, 234, 267, 268, 290, 295 : Léon Chuillet, chevalier de la Légion d'Honneur.
-              Clavel 152, 153, 160, 161, 171, 174, 177, 181, 212, 225, 246, 317
-              Clément (Caporal) 158, 202, 233
-              Combes 35 : Paul Combe, Médaille militaire.
-              Corréard (Lieutenant dans la 3e compagnie) 48, 75, 81, 83, 84, 105, 106, 107, 108, 121, 141, 155, 156, 159, 165, 166, 261, 265, 267, 290, 295, 296, 297, 298, 306, 307, 328 : Louis Joseph Correard, lieutenant, tué le 20.07.1916 à Ferme Rouge (Somme), Chevalier de la Légion d'Honneur, Médaille Militaire.
-              Curien (Jules ?) 142, 151, 152, 153, 157, 159, 160, 162, 165, 170, 172, 173, 174, 175, 177, 181, 184, 212, 224, 231, 247, 269, 290
-              Dauphant 66, 91, 94 : Claudius Dauphant
-              de Lestranges 312, 313, 314, 315, 316, 319, 320, 321, 322, 326 : Marie " Charles" de Romanet de Lestranges ? de Lestange ? Chevalier de la Légion d'Honneur.
-              Delus Marcel, auteur du livre  " Fournaises "
-              Duflos 327. Tué le 25 septembre 1916dans la Somme.
-              Dupont (L’vieux birbe) 31
-              Enselme (Lieutenant ; compagnie de mitrailleuses ; capitaine) 313, 314, 315, 317, 318, 319 : Jean Marie Enselme ? sergent, médaille militaire ou Laurent Anselme ? lieutenant, tué le 24.09.1916 devant Mont-Saint-Quentin (Somme), chevalier de la Légion d'Honneur, médaille militaire.
-              Favier (Sergent de Delus) 142, 154, 157, 264, 292 : Auguste Favier , ou Joseph Favier ? médaille militaire.
-              Fine (Lieutenant) 137, 139, 141, 145, 146, 147, 153, 154, 155, 159, 161, 163, 165, 167, 168, 174, 195, 196, 202, 203, 204, 206, 211, 224, 225, 226, 227, 228, 231, 234, 236, 237,  239,  248, 249, 262, 268, 271, 273, 274, 275, 276, 277, 279, 287, 297, 311
-              Fourteau (Médecin auxiliaire) 267 : René Fourteau ou Maurice Fourteaux ? médecin auxiliaire, médaille militaire.
-              Foveilles 292
-              Galland 301 : Antoine Galland ? tué le 21.02.1915 à Stosswihr (Alsace).
-              Gardel 295 : Antoine Gardel, sous-lieutenant, chevalier de la Légion d'Honneur.
-              Gardette (Ordonnance) 85, 86, 87, 88, 89, 90, 98, 99, 115, 118, 119, 122 : François Gardette, tué le 22.07.1916 à Ferme Rouge (Somme).
-              Gauthier 31, 32 : Michel Antoine Gauthier, tué le 19.10.1915 en Alsace. Médaille Militaire.
-              Guillot (Chasseur) 7 : Joseph Guillot ou Marius Guillot
-              Herbette 289, 295 : François Herbette, chevalier de la Légion d'Honneur.
-              Hiroux (ou Hiron ; un des plus âgés du bataillon) 142, 154, 163, 172, 174, 237, 239 : Narcisse Albert Sylvain Herioux, tué le 30.10.1918 à Route Nationale N°45 Sud de Guise (Aisne)
-              Jabot (Officier d’artillerie) 213, 215, 216, 217, 218, 219, 220, 221, 222
-              Jallat (Adjudant) 31 : Marius Alexis Jallat, tué le 03.10.1918 à la Ferme Bellecour (somme)
-              James (Caporal) 19, 118. Il a dans son escouade Lemerre (Lemaire) et Tavernier
-              Jean (Lieutenant dans la 3e compagnie, celle de Corréard) 267, 295 : Louis Emile Jean
-              Kamgrand (voir Camgrand)
-              L'Eleu Roger Louis Lucien (commandant du bataillon, natif de Péronne) 290
-              Labreure 66, 91, 102 : Antoine Laboure ? Médaille Militaire.
-              Lefranc 9, 10, 16, 18, 19, 20, 21, 22, 27, 30, 31, 44, 58, 59 : Maurice Lefranc
-              Léonard 71
-              Lemerre (Chtimi de la classe 1918 mais engagé à 15 ans ; dans l'escouade de James) 18, 26, 27, 58, 66, 92, 118, 126 : Louis Lemaire, tué le 30.01.1916 en Alsace. Médaille Militaire.
-              Lestranges (voir de Lestranges)
-              Madrières 295 : Jean Marie Madrieres ou Germain Madrieres
-              Magdelon (Caporal) 10, 18, 26, 43, 44, 58, 60, 113, 117, 118, 119, 125 : François Madelon ? tué le 30.01.1916 en Alsace
-              Margès 91
-              Masselon 142, 153, 163, 174, 232, 240, 247, 248, 250, 255, 256, 257, 301
-              Masson 125 : Léon Masson ? tué le 30.01.1916 en Alsace.
-              Mounier 292 : capitaine Mounier ?
-              Palaric 137, 138, 139, 141, 145, 146, 147, 151, 155, 156, 159, 163, 206, 224, 226, 228, 273, 274, 278, 287, 311
-              Passero (de Nîmes) 17, 114, 125 : Pierre Passero, tué le 30.01.1916 en Alsace.
-              Perrin 69, 70, 71 : lieutenant 
-              Pietri 43, 44, 45, 59, 61, 73, 80, 93, 104, 105, 107, 108, 109, 110, 124, 126, 137, 141 :  François Pietri, lieutenant. Chevalier de la Légion d'Honneur. 
-              Planet (Capitaine) 136, 140, 155, 172, 268, 326 : Gabriel Planet, Chevalier de la Légion d'Honneur.
-              Raffin 48, 73, 74, 105, 106, 107, 108, 109, 120, 148, 154, 264, 265, 266, 279, 280, 290, 306, 307, 308, 328
-              Raimbaud 17, 20, 21, 26, 29, 35, 52,58 : Henri Raimbault (ou Raimbaut)
-              Rambaud 10
-              Rat (Le petit ; caporal) 31, 55. Sans doute Jean Subra (°14.10.1895 Castelnau-Durban - Ariège - + 16.10.1915 Hôpital complémentaire de Gérardmer - Vosges - ) Acte de décès transcrit à Gajan - Ariège - le 29.05.1916. Matricule 972, classe 1915, bureau de Foix. 2e classe. Inhumé Nécropole de Saulcy-sur-Meurthe, tombe 525. Médaille Militaire.
-              Ravoisson 67 : Raboisson ?
-              Réancreu (Ordonnance de Delus) 10, 27, 40, 41, 56, 85, 322, 323 : Antoine Reocreux (ou Riocreux)
-              Renaud (Capitaine, remplaçant du commandant Roger Lucien L'Eleu + à la tête du Bataillon) 280, 303, 306 : Georges Renaud ou Paul Renaud ?
-              Revol (Chasseur) 248, 250, 256
-              Riberolles 138, 278
-              Robequin (Fourrier) 317
-              Rouillon (Lieutenant de la 4e compagnie) 289, 290, 326, 327, 328
-              Rousset (Le père) 10, 20, 25, 31, 32 : Rousset-Rousseton Émile ? tué le 22.01.1916 en Alsace
-              Schmitt (Adjudant brancardier) 326, 327
-              Segond (ou Second ; caporal de Delus) 248, 250, 252, 257, 324 : Lucien Second ou André  Segond ?
-              Seignol 157, 171, 184, 212, 230, 247, 291, 292
-              Servoni  (Téléphoniste)201, 205, 207, 208, 211
-              Soulier  (Lanceur de grenades ; des Cévennes) 142, 171, 174, 177, 231, 248, 250, 252, 256, 257, 301, 302, 303 : Prosper Soulier ? tué le 20.07.1915 au Lingekopf (Alsace)
-              T. (Commandant) 68
-              Tavernier (chtimi de la classe 1918 mais engagé à 16 ans ; dans l'escouade de James) 18, 21, 26, 27, 42, 86, 87, 92, 118
-              Thouret (Lieutenant, commandant la 2e compagnie) 56, 59, 61, 63, 64, 65, 73, 79, 80, 90,  91, 92, 93, 94, 95, 96, 104, 121, 123, 124, 126, 127, 128, 129 : Marie Jean Baptiste "Ernest" Thouret, tué le 27.02.1916 au Lingekopf (Alsace)
-              Triboulot (Sous-lieutenant de la 1ère compagnie) 267, 289, 294, 297, 298, 299 : François Triboulot, tué le 20.07.1916 à Ferme Rouge (Somme)
-              Trouillet 66, 67, 91, 96, 120
-              Van Gonsbeke (Sergent) 19, 24, 26, 35, 43, 44 : Arthur Vanganobeke, tué le 16 août 1916 au Sud-Est de Maurepas (Somme)
-              Venessy 19, 21, 22, 25, 26, 29, 35 : Jules Venessy, tué le 20.07.1916 à Ferme Rouge (Somme)
-              Vial (Sergent) 10, 18, 21, 24, 27, 28, 70, 88, 101 : François Viale ?
-              Walter (Alsacien) 37 : Gustave Walther ?

lundi 7 juillet 2014

Rencontres avec des artistes bulgares (1963-1965). Срещи с български художници (1963-1965)


     La galerie CHARPENTIER organisait à Paris,en 1963 une exposition exceptionnelle intitulée " Les trésors des musées bulgares ".



     A cette occasion, je fis la connaissance de l'un des grands peintres bulgares de cette époque dont trois toiles étaient exposées : Alexander Nikolov PETROV (Александър Николов Петров (1916г-1983г), alors secrétaire de l'Union des Peintres Bulgares.


Alexander PETROV dans son atelier. Sofia 1964


Dédicace d'Alexander PETROV. Sofia 1964

 
Dessin d'Alexander PETROV.  La-Roche-sur-Yon 1963


     Grace à "Sacha" PETROV, j'ai eu la chance ultérieurement de rencontrer d'autres peintres bulgares francophones comme Maria Ivanova NEDKOVA (Мария Иванова Недкова,1925г-2012г.) dont la finesse du trait excellait à cerner les visages :


Maria NEDKOVA. Bulgarie 1965

Dédicace de Maria NEDKOVA. Sofia 1965


     ou  Nicolaï Kirilov NIKOV  (Николай Кирилов НИКОВ– Ничето, 1924г-1989г), " le dernier des Mohicans de la Bohême bulgare " auquel la Galerie Nationale des beaux-arts à Sofia consacre actuellement (9.10-30.11.2014) une rétrospective de son oeuvre sous le titre " Un parisien à Sofia " (“Един парижанин в София”) :


Nicolaï NIKOV cuisinant sur le seuil de sa  drôle de maison surplombant le lac de Pantcharevo 1965

 ou encore la critique d'art Irina MIHALTCHEVA (Ирина Михалчева) ainsi que le très célèbre peintre Detchko OUZOUNOV (Дечко Христов Узунов,1899г-1986г).


Mais aussi l'un des très grands écrivains bulgares, Dimitre Todorov DIMOV (ou Dimitar DIMOV) (Димитър Тодоров Димов, 1909г-1966г), l'auteur du volumineux roman " Tabac " (тютюн) paru en 1951 et qui, " de scandale littéraire devint une affaire politique " (http://liternet.bg/publish1/mvrinat/tabac.htm) :

Dédicace de Dimitre DIMOV. Sofia 1965


dimanche 6 juillet 2014

Soldats bulgares et allemands (1917). Български и немски войници (1917)

 Diverses photos de soldats bulgares et allemands prises en Bulgarie en 1917 :


Soldat allemand de Potsdam avec un habitant de Gara-Kritchim (Bulgarie) le 2.4.1917





Soldats (allemands ?) avec le même civil devant le poste téléphonique ( F Fernsprecher)  de Gara-Kritchim (Bulgarie) le 25.5.1917




Groupe de soldats (et marins ?) bulgares à Varna (Bulgarie) le 4.6.1917




Groupe de soldats bulgares à Varna (Bulgarie) le 7.6.1917




Groupe de soldats bulgares le 18.9.1917




Groupe de marins et soldats bulgares, vers 1917




Soldats bulgares le 27.10.1917



mercredi 2 juillet 2014

Bastides marseillaises disparues ?


Voici deux photos de bastides ou châteaux de Marseille peut-être disparus. Il se pourrait toutefois qu'il s'agisse de Montléric et/ou de La Ouache, dans la quartier des Aygalades.

D'avance merci pour toute information les concernant.

Photo 1




Photo 2






vendredi 20 juin 2014

François Ulysse FISSE (1896-1971) chasseur alpin aux 28e, 13e et 14e B.C.A. en 14-18



             François Ulysse FISSE est né le 16 mai 1896 à Cirès, canton de Luchon, en Haute-Garonne) (vue 137/161). Il est le fils de François Vincent FISSE, 35 ans, cultivateur, et de Thérèse COMET[1], 36 ans, ménagère, tous deux décédés avant 1916.
            Soldat de la classe 1916 au recrutement de Saint-Gaudens, il porte le matricule 135 (Archives, vues 218 et 219/844). Il vit alors à Cirès, sans tuteur.

            Il fait la campagne contre l’Allemagne du 13.4.1915 au 20.9.1919 :
            - au 142e Régiment d’Infanterie le 12.4.1915,
            - au 28e Bataillon de Chasseurs Alpins le 4.11.1915,
            - au 13e Bataillon de Chasseurs Alpins le 24.1.1916 (Note n° 1076 du 24.1.1916. G.C (comme skieur).
            - au 14e  Bataillon de Chasseurs Alpins le 1.11.1916 (décision inconnue), que commandera Alfred Paul Victor HUMBEL (Saumur 24.8.1873 – Paris 10e 4.4.1956) à partir du 21 août 1918.


Alfred Paul Victor HUMBEL (1873-1956)

            Le 8 octobre 1917, sur une carte des environs de Bagnères-de-Luchon (Haute-Garonne), François FISSE écrivait à son copain de guerre, Louis PLACES  - alors en permission à La Roche sur Yon (Vendée) - qui avait suivi le même parcours que lui dans les trois bataillons de chasseurs alpins : «  Bien Cher ami, reçois un bonjour de Luchon et une cordiale poignée de main de ton meilleur copain. Je tiens bon ; le secteur est tranquille et bien organisé ».






            François FISSE est cité à l’Ordre du 31e Corps d’armée, n° 286 du 18.9.1918 : « Jeune chasseur très courageux et d’un dévouement à toute épreuve. Le 26.8.1918, lors de l’attaque fortement organisé et tenu par l’ennemi s’est trouvé pendant la progression, entrainé par son ardeur, loin en avant de sa section accompagné seulement de deux de ses camarades et en butte à un fort parti ennemi, l’a résolument attaqué à la grenade le terrorisant par son audace, a ainsi contribué à la capture de vingt prisonniers et deux mitrailleuses ».
            Ce fait d’armes  s’est déroulé pendant le combat connu sous le nom de « Prise du Bois Croisette » qui eût lieu à environ un kilomètre à l’est de Goyencourt (Somme) et dans lequel s’illustra notamment la 1ère compagnie du 14e B.C.A et qui lui vaudra, le 3.10.1918, une citation à l’ordre de l’Armée (Ordre Général n° 142 de la Première Armée).
           
Photo non datée de la 1ère section de la 1ère compagnie du 14e Bataillon de Chasseurs Alpins sur laquelle figure peut-être François FISSE.
(Louis PLACES est assis par terre entre les deux officiers en vareuses sombres, celui de gauche pourrait être le capitaine Georges ROBERT et celui de droite le lieutenant DURAND)


Bien que ni datées ni localisées, les deux photos ci-dessous de chasseurs de la 1ère compagnie du 14e B.C.A pourraient bien avoir été prises en octobre 1918, après la citation de la compagnie à l’ordre de l’Armée. Il est fort probable que François FISSE figure sur l’une d’elles. Si vous pouvez le reconnaître ou identifier d’autres chasseurs, d’avance je vous remercie de me le faire savoir.

(Louis PLACES est, sur la seconde rangée du bas, le deuxième sur la droite)



Le capitaine Emmanuel Louis Marie ARTHUS ( ° Tours 21.12.1891 -vue 306/346 -, + 4.10.1975 Toulon)  , dans son ouvrage intitulé « Prise du Bois Croisette (Somme) par la 1ère compagnie du 14e Bataillon Alpin de Chasseurs à pied - 26 août 1918 - » paru en 1938 à Paris, aux Editions Berger-Levrault, cite d’ailleurs à deux reprises François FISSE (pages 41 et 42) qui, avec le sergent FARA et le chasseur KERDYLES «  règlent rapidement le sort d’un groupe qui s’agitait autour d’une mitrailleuse lourde ».
En annexe à son récit très détaillé, celui qui n’était alors que le lieutenant ARTHUS  fournit une liste de 136 hommes ayant pris part à cette action, indiquant toutefois en nota-bene : « Cette liste, établie à grand peine, n’est certainement pas complète ».
Concernant François FISSE, il précise (page 75) qu’il a été « blessé le 6 octobre 1918 à La Ferme Bellecourt (Aisne) » lors d’un des sanglants combats menés pour la conquête de la ligne Hindenburg, au nord-de Saint-Quentin. Sa fiche matricule note en effet qu’il a été « blessé le 7.10.1918 à Saint-Quentin (Aisne) : plaie face extérieure cuisse droite par éclat d’obus ».
            Classé « inapte pour deux mois » par la Commission de réforme de Grenoble du 8.2.1919 pour blessure par éclat d’obus cuisse droite, cicatrisation très récente ».
            - Passé au 14e Escadron du Train le 13.2.1919 (du G.G.M de Lyon),
            - Passé au 20e Escadron du Train le 5.5.1919,
            - Réformé définitivement le 15.9.1939.

            Médaille Militaire (Décret du 3.2.1960. J.O des 24, 25, 26, 27.2.1960, page 1773).

            François FISSE est décédé le 19.8.1971 à Lannemezan (Hautes-Pyrénées).






[1] Appelée Pierrette COURET lors du recrutement  de son fils.

mardi 17 juin 2014

Trois cousins RENOLLEAU du Bourg-sous-La-Roche, morts en 1914-1918




Les trois cousins RENOLLEAU du Bourg-sous-La-Roche (Vendée)
 Morts pour la France en 1914-1918




L'église du Bourg sous La Roche (Vendée) au début du XXe siècle


Alphonse Louis RENOLLEAU, né le 20.12.1895 au Bourg sous La Roche, fils de Constant Louis RENOLLEAU (1870-1950) et de Marie Eugénie Augustine BUCHET (1871-1947).

    Matricule  2402 de la classe 1915 (vue 778/893), il est incorporé au 137e Régiment d’infanterie le 15.12.1914. Passé aux Armées, au  147e RI le 1.2.1915, il est considéré comme disparu à Tahure (Marne) le 31 octobre 1915. Son décès a été fixé à ce jour par jugement déclaratif  rendu le 26.7.1921 par le Tribunal de La Roche sur Yon, transcrit le 15.8.1921 sur les registres d'Etat-Civil du Bourg sous La Roche. Mort pour la France.

     On lui décerna la Croix de Guerre et la Médaille Militaire.

     Son nom  figure sur le Monument aux Morts du Bourg sous La Roche.

     N.B : il était le frère de Louis Auguste Léopold RENOLLEAU (1898-1918) et le cousin germain de Pierre Auguste Louis Sylvestre RENOLEAU (1898-1918).

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     Louis Auguste Léopold RENOLLEAU, né le 31.12.1898 à La Roche sur Yon, fils de Constant Louis RENOLLEAU (1870-1950) et de Marie Eugénie Augustine BUCHET (1871-1947).

     Matricule 2270 de la classe 1918. Soldat de 2e classe au 265e régiment d'infanterie, il fut tué à l’ennemi le 18.10.1918 à Arnes, près de St Clément, dans les  Ardennes.

      On lui décerna la Croix de Guerre et  la Médaille Militaire.

      Son nom  figure sur le Monument aux Morts du Bourg sous La Roche.

     N.B : il est le frère d’Alphonse Auguste Léopold  RENOLLEAU (1895-1915)  et le cousin germain de Pierre Auguste Louis Sylvestre RENOLEAU (1898-1918).

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Pierre Auguste Louis Sylvestre RENOLEAU est le seul fils issu du mariage de Jean Pierre Marie RENOLEAU (frère de Constant Louis RENOLLEAU) et de sa seconde épouse, Marie Ursule NAUD. Il est en outre le dernier des huit enfants  Ursule NEAUUrsuleUqu'a eu Jean RENOLEAU (dont sept de son second mariage).
Il est né au Bourg-sous-la Roche le 31.12.1898, au domicile de ses parents qui exerçaient la profession de boucher.
Son père qui l'a présenté en mairie, le soir, vers 6 heures, était âgé de 42 ans ; sa mère avait 43 ans. Il était accompagné d'Auguste BIZET, 41 ans, et de Pierre MORNET, 29 ans, tous deux instituteurs et demeurant au Bourg-sous-la Roche. Ils signèrent l'acte, ce que ne fit pas Jean RENOLEAU, celui-ci " ayant dit ne savoir signer ".

Pierre passe le Conseil de Révision en 1917 (Inscription sous le n°244 de la liste du canton de La Roche sur Yon et classé dans la 3e partie de la liste).La photo ci-dessous le montre, le dernier à droite de la seconde rangée, légèrement joufflu, avec ses camarades, sous le drapeau de la classe 1918, sur les marches du théâtre municipal de La Roche sur Yon.

La Classe 1918. La Roche sur Yon (Vendée)

 Mobilisable en 1918, il figure sous le numéro matricule de recrutement 2269.         Sa fiche matricule porte comme profession : boucher. On sait en effet, par des correspondances qui lui ont été adressées par son beau-frère, Ernest LOGEAIS, époux de sa sœur Florentine RENOLEAU, que dès novembre 1914, à l'âge de 16 ans, il vivait chez eux, 39 rue des Sables, à La Roche sur Yon, comme "1er commis boucher". Il avait sans doute été mis alors en apprentissage, apportant également une aide non négligeable en l'absence d'autres commis, mobilisés.
 Devançant sa mobilisation, il s'engage volontairement pour quatre ans, le 2 janvier 1917 à la mairie de La Roche sur Yon, au titre du 3ème régiment d'artillerie à pied (3e RAP).
Il arrive au corps le 5 janvier et est immatriculé sous le n° 9139. Ce régiment est alors en partie à Cherbourg (Manche) d'où il écrit le 21 mars 1917.
Puis il est affecté,  le 29 mai 1917, au 81e régiment d'artillerie lourde (matricule 13035) alors à Versailles.





            Pour " vols militaires ", Pierre est condamné le 7 décembre 1917, par le 3e Conseil de Guerre de              Paris, à un an de prison avec sursis. 
 Le 10 décembre 1917, Pierre est affecté au 115ème régiment d'artillerie lourde (matricule 10360) dont le dépôt est à Nîmes (Gard). Le 16 décembre 1917, il y est déjà, mais à l'hôpital 89 bis, 16 rue Bessonet : 




Pierre est réformé temporairement n° 2 par la Commission de Réforme de Nîmes (Gard) du 27 février 1918, pour " péritonite bacillaire; mauvais état général " et rayé du contrôle du corps le lendemain (28 .2.1918), puis à nouveau par la Commission de Réforme de La Roche sur Yon du 14 juin 1918 (loi du 17 août 1915), sa famille, compte tenu de son état, ayant pris la décision d'aller le chercher à Nîmes et de le ramener en Vendée.Il sera reconnu comme ayant fait la Campagne contre l'Allemagne du 5 janvier 1917 au 28 février 1918 (Intérieur).

                                            Pierre RENOLEAU est décédé le 5 juillet 1918, à La Roche sur Yon, 39 rue des Sables,                      au domicile de sa sœur, Florentine RENOLEAU, épouse d'Ernest LOGEAIS. Il n'avait que 19                              ans. Il a été inhumé dans le cimetière du Bourg-sous-La-Roche, très certainement dans la                                  concession à perpétuité  qui porte le n° 10 du massif 28.

  Il est inscrit sous le nom de " RENOLLEAU Pierre "  sur le Monument aux Morts du Bourg sous La Roche.

N.B : il était le cousin germain de d’Alphonse Auguste Léopold  RENOLLEAU (1895-1915)  et de son frère, Louis Auguste Léopold RENOLLEAU (1898-1918)


                                                                                                        


jeudi 22 mai 2014

Marcel DELUS (1896-1921), sous-lieutenant au 14e Bataillon de Chasseurs Alpins

     Madame Catherine VERCHEL - que je remercie infiniment - a eu l'obligeance de me fournir quelques photos et renseignements concernant M. Marcel DELUS, objet d'une publication dans ce blog, le 19 avril 2012. En voici donc une nouvelle mouture :


Marcel DELUS (après novembre 1916)

     Marcel Augustin Théophile DELUS est né le 9.11.1896 à St Martin d'Uriage (Isère) où ses parents, Augustin DELUS et Joséphine JOSSERAND, étaient tous deux jeunes instituteurs adjoints.

     Etudiant en lettres au Lycée Louis Le Grand, à Paris, il obtient son diplôme de Licencié es Lettres.

     Bien qu'appelé de la classe 1916 à Grenoble (Registre matricule n° 1432), il est incorporé le 6.4.1915 au 97e Régiment d'Infanterie comme chasseur de 2e classe et promu aspirant à compter du 1.9.1915 (J.O du 7.9.1915, page 6302).

      Le 1.10.1915, il  passe avec ce grade au 14e B.C.A (Bataillon de Chasseurs Alpins) dans lequel il restera jusqu'à la fin de la guerre.

     Le 18.11.1915, il reçoit, à l'ordre du Bataillon, sa première citation (n° 106) : " Malgré son peu d'expérience, a su mettre en valeur des qualités très appréciables de courage et d'énergie en maintenant avec une gaîté communicative sa section sous un bombardement intense".


Marcel DELUS, jambes croisées, vers novembre 1915, en Alsace


Marcel DELUS en Alsace (vers novembre 1915)


Marcel DELUS et ses chasseurs alpins

     Il est promu sous-lieutenant à titre temporaire et maintenu à son corps par décision du général commandant la 47e Division le 8.6.1916 (J.O du 21.6.1916).

   Le 2.8.1916, il est cité (n°40) à l'ordre de la Division : " Officier extraimement brave, très audacieux, calme, réfléchi autant que modeste. A à plusieurs reprises dirigé de façons brillantes des reconnaissances particulièrement délicates rapportant une abondante moisson de renseignements".

     Vingt jours plus tard (22.8.1916), il est à nouveau cité (n°43) à l'ordre de la Division : " Officier plein d'allant d'une bravoure et d'un dévouement exceptionnels ; avant les attaques du 20 juillet a dirigé avec habileté des reconnaissances à l'intérieur de la position ennemie et a rapporté de précieux renseignements. Le 20 juillet a conduit brillamment sa section à l'assaut des positions ennemies qu'il a abordé le 1er. Le lendemain par son sang-froid a pu repousser brillamment une violente contre-attaque à la grenade ".

     Il est blessé  par balle et éclats d'obus pendant la Bataille de la Somme, au Mont Saint Quentin (entre Péronne et Bapaume), le 25.9.1916.

      Le JMO du 14e BCA, à la date du 8.10.1916 (page 6), indique que par décision du général commandant la VIe armée, n° 2272/2 du 4.10.1916, M.  DELUS Marcel, sous-lieutenant à la 2e compagnie, est versé au dépôt du bataillon.

      Pour ses faits d'arme, il reçoit la Croix de Guerre avec 1 étoile de bronze, puis deux d'argent et enfin avec palme. L'ouvrage " Du collège de Clermont au Lycée Louis Legrand " (vol. 2, pages 524 et 525) précise qu'il a été cité cinq fois et qu'à peine guéri, il se hâte de revenir au front.

       Chevalier de la Légion d'Honneur à compter du 10.10.1916, par arrêté du 24.11.1916 (J.M.O du 3.11.1916, p. 11), la citation l'accompagnant est la suivante : « Sous-lieutenant à titre temporaire au 14e Bataillon de Chasseurs Alpins. Jeune officier d’une audace exceptionnelle, modèle de bravoure et de dévouement. S’est acquitté brillamment de plusieurs reconnaissances particulièrement périlleuses. Evacué pour maladie, a rejoint son bataillon bien qu’incomplètement guéri afin de participer aux récentes attaques. Le 24 septembre 1916, est allé, en plein jour, sous un violent bombardement, reconnaître l’état de destruction des tranchées ennemies. A été blessé le lendemain en entraînant vaillamment sa section à l’assaut. Déjà trois fois cité à l’ordre. ». (Dossier L.H. dans la base Léonore).
 
      Démobilisé suite à une blessure à une jambe, il passe avec son grade de sous-lieutenant dans la réserve  le 10 avril 1918 puis est promu Lieutenant de réserve à titre temporaire le 26.7.1918 par décision ministérielle du 5.12.1918 (J.O du 10.12.1918)
 
      Absent du site Mémoire des Hommes, de l'Historique du 14e B.C.A., et du Tableau d’Honneur, son nom figure cependant sur les Monuments aux Morts du Lycée Louis Le Grand à Paris, de Grenoble et Le Monestier du Percy.

     Marcel DELUS est décédé à Paris (7e), le 11.12.1921, à 18 heures, à la maison de santé St Jean de Dieu, 19 rue Oudinot, à la suite d'une septicémie. Etudiant en philosophie, il était alors domicilié 6 rue de Ridder, Paris 14e.
      D'abord inhumé à Reims dans le caveau familial de sa belle-famille, son cercueil fut ensuite transféré dans le cimetière de Le Monestier du Percy (Isère) où il repose avec ses parents qui, à l'époque, étaient instituteurs et demeuraient à Grenoble, 3 rue Etienne Marcel.

     Ses parents et sa veuve, Yvonne RINN, ont fait paraître dans le journal " Le Petit Dauphinois " de Chambéry, une annonce le 12.12.1922 (page 5), pour l'anniversaire de sa mort. Le même journal, le 14.7.1923 (page 2), évoque la création par ses parents et sa veuve, d'un prix à sa mémoire.
     Mme Yvonne DELUS épousa par la suite Monsieur Joseph BONNAND (dont postérité).

     Bibliographie :
     Marcel DELUS - et non Delers comme je l'ai vu parfois écrit -, est l'auteur de " Fournaises ", paru chez Marcel Gilly, à Paris, en 1920. C'est l'un des très rares ouvrages écrits sur le 14e BCA pendant la Grande guerre par l'un de ses officiers.
     Il est pratiquement introuvable en bibliothèque, ayant sans doute été tiré à peu d'exemplaires.
     A ma connaissance, il en existe a un à la Bibliothèque Municipale de Grenoble ainsi qu'à la Bibliothèque de l'Institut de France à Paris.

N.B : Cet ouvrage de 329 pages relate le parcours du lieutenant DELUS au sein du 14e bataillon de chasseurs alpins (2e compagnie), du 9 octobre 1915 au 25 septembre 1916 :

TABLE DES MATIERES

     Première partie : Dans les Vosges. Sous la bourrasque.
     I. Les jets de feu (9.10.1915 - 20.10.1915) pp.7-45
     II. En attendant l'hiver (21.10.1915 - 14.11.1915) pp.47-77
     III. Sous la bourrasque (11.12.1915 - 27.2.1916) pp. 79-129

     Deuxième partie : Dans la Somme. Sous les balles
     IV. La relève (8.7.1916 - 11.7.1916) pp. 133-198
     V. La Ferme Rouge (12.7.1916 - 24.7.1916) pp. 199-308
     VI. La dernière attaque (24.9.1916 - 25.9.1916) pp. 309-329